2006-05-19

Tyranie de la majorité

Qu'arrive-t-il à tous ceux qui, en leur âme et conscience, ne se retrouvent tout simplement pas dans les lieux communs véhiculés par les gens de leur pays et encore moins dans les décisions des politiciens de leur pays? Doivent-ils se résigner à perpétuellement vivre dans un pays qui ne corresponds pas à leurs valeurs profondes? Ne méritent-ils pourtant pas eux-aussi d'avoir un pays dont les lois et coutumes correspondent à leurs aspirations?

Ou alors doivent-ils laisser la majorité silencieuse acquiéscer aux visions des politiciens et tout simplement fouttre le camps vers d'autres cieux où les gens partagent les mêmes valeurs qu'eux?

Qu'en est-il de ceux qui vivent dans un pays où, n'étant pas au minimum citoyen, ne seront jamais entendus, mais qui contribuent pourtant eux-aussi à la vie culturelle et économique de leur pays d'adoption? Ne méritent-ils pas eux-aussi d'avoir les mêmes droits et privilèges que les citoyens de naissance ou, au minimum, d'en avoir pour leur argent, étant eux-aussi contribuables et payeurs de taxes dans leur pays d'adoption?

Les américains disent, "If you can't beat them, join them."

N'y a-t-il donc aucune alternative que celle de rentrer dans les rangs? Doit-on réellement passer toute sa vie à renier sa nature profonde, sous prétexte que l'on est arrivé à des conclusions différentes de la majorité et que l'on doive malgré tout survivre en société? Ou alors, doit-on à tout prix s'exiler, du moment que notre manière d'être dévie de la majorité, tout en sachant pertinement que l'on ne sera jamais totalement admis à l'étranger, même si l'on partage pourtant bel et bien les valeurs de notre terre d'acceuil?

Est-ce vraiment toujours perdu d'avance?

3 commentaires:

Gurney Alex a dit...

"There Is No Alternative", c'est ce que Mme Thatcher voulait faire croire, dans un autre domaine, certes, mais la nécessité de lutter demeure. Rentrer dans le rang, c'est renoncer ; je ne pense pas qu'on puisse réellement changer les choses de l'intérieur. Fuire, s'exiler ? Je ne suis pas convaincu que ce soit la bonne solution non plus : la position de l'immigré est souvent moins favorable que celle du citoyen d'origine (cf. les déclarations récentes du ministre de l'intérieur français Nicolas Sarkozy "La France, il faut l'aimer ou la quitter"). A mon avis, il faut lutter, construire. Militer. S'impliquer. Pas tout seul, évidemment, mais au sein d'associations, de partis politiques, de syndicats.

Anonyme a dit...

comment vous contacter au sujet de la commercialisation de produits grands publics ?

Martin-Éric a dit...

Pour me contacter, voir le lien IKI dans la présentation de ce blog, dans la colonne de gauche.